En cette veille d’Halloween, alors que les ombres s’allongent et que l’atmosphère devient plus oppressante, j’ai décidé de me plonger dans les profondeurs de « The Beast Inside » sur Nintendo Switch. Comme à mon habitude, j’ai éteint toutes les lumières, mis mon casque, et me suis préparée à affronter mes peurs les plus viscérales.
Dès les premières minutes, j’ai été happée par l’atmosphère oppressante du jeu. L’histoire, qui se déroule sur deux époques distinctes, m’a intriguée au plus haut point. J’ai alterné entre les années 1860 et 1970, jouant tour à tour Nicolas Hyde, confronté à un passé familial trouble, et Adam Stevenson, un agent de la CIA aux prises avec des espions russes. Cette dualité temporelle a ajouté une couche de mystère qui m’a tenue en haleine tout au long de l’aventure.
Les phases de jour, axées sur la résolution d’énigmes, ont stimulé mon esprit analytique. Certains puzzles étaient particulièrement bien conçus, me poussant à réfléchir de manière créative. Cependant, c’est durant les séquences nocturnes que mon cœur s’est vraiment emballé. L’obscurité devenait alors un personnage à part entière, cachant des horreurs prêtes à surgir à tout moment.
Visuellement, « The Beast Inside » est une réussite sur Switch. Les environnements détaillés et l’éclairage travaillé ont grandement contribué à mon immersion. J’ai été impressionnée par la fluidité du jeu, même dans les moments les plus intenses.
L’une des forces du jeu réside dans sa capacité à alterner entre différents styles de gameplay. Les séquences de puzzle, les moments d’exploration et les phases d’horreur pure s’enchaînent de manière fluide, créant un rythme captivant. Cette diversité m’a maintenue sur le qui-vive, ne sachant jamais vraiment à quoi m’attendre.
Cependant, cette ambition a aussi ses revers. Parfois, j’ai eu l’impression que le jeu ne savait pas exactement quelle direction prendre, oscillant entre thriller politique et horreur pure. Cette dualité, bien que fascinante, peut parfois déstabiliser et nuire à la cohérence globale de l’expérience.
Les jump scares, bien que présents, m’ont semblé parfois trop prévisibles. J’aurais aimé que le jeu mise davantage sur une tension psychologique plus subtile plutôt que de recourir à des effets de surprise faciles.
Malgré ces quelques imperfections, « The Beast Inside » reste une expérience horrifique impressionnante. L’histoire, pleine de mystères et de rebondissements, m’a tenue en haleine jusqu’à la fin. Même si j’avais deviné certains aspects de l’intrigue assez tôt, j’ai été surprise par la façon dont le jeu a réussi à me captiver tout du long.
« The Beast Inside » est un jeu qui mérite d’être découvert par les amateurs du genre. Il offre une expérience d’horreur psychologique intense, mêlant habilement énigmes, exploration et moments de pure terreur, sur une douzaine d’heures.
Alors que les cloches sonneront bientôt minuit en cette nuit d’Halloween, je ne peux m’empêcher de penser que ce jeu a réussi à me procurer quelques frissons bien réels, me rappelant pourquoi j’aime tant me plonger dans ces univers sombres et torturés.
Retrouvez le chapitre 01 du jeu en vidéo, ci-dessous :
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