Alors là, mes amis, on me ressort Trouble Witches FINAL! sur Switch et j’ai failli balancer mon stick arcade par la fenêtre. Vous vous rappelez Trouble Witches sur Xbox 360, ce petit shoot où des sorcières mignonnes dégommaient tout avec des familiers et des tirs en éventail ? Eh ben voilà la version “FINAL”, bourrée de DLC et prête à réveiller vos vieux réflexes. Douze sorcières à débloquer, chacune avec son style de tir et sa bestiole qui suit comme un petit chien. Six stages, des boss qui balancent des patterns de projectiles qui rappellent les douces nuits de Cave ou Dodonpachi. L’histoire ? Un royaume magique attaqué par une méchante sorcière, rien de neuf sous les néons roses.
Le gameplay, lui, c’est du bullet hell pur jus, mais avec un twist malin : vous tirez à fond, mais pour ramasser les pièces qui tombent des ennemis, faut lâcher le bouton. Stratégie de base pour les noobs, mais ça crée un rythme infernal entre attaque et collecte. Et puis y’a le “Cercle Magique”, cette mécanique de génie où vous ralentissez les balles ennemies, les aspirez en cercle autour de vous, et pouf, en tuant le tireur elles se transforment en pluie d’or. Ça, c’était pas dans mes shoot des années 90, et franchement, j’applaudis. Vous pouvez même chopper des cartes magiques en plein vol pour des lasers, des bombes d’écran ou des boosts – du scoring à l’ancienne, mais boosté au modernisme.
Visuellement, c’est du 2D mignon sur fond 3D, avec des effets qui saturent l’écran de couleurs criardes. Ça pétarade, ça flash, mais parfois c’est illisible comme un vieux Raiden sur télé cathodique mal réglée. La musique ? Du J-pop arcade qui donne envie de taper du pied, même si j’aurais préféré un peu plus de menace à la Zuntata. Douze persos, modes Arcade, Walpurgis Night pour les durs à cuire, Boss Rush, Practice… La rejouabilité est là, même si après 20 runs vous commencez à connaître les patterns par cœur comme vos tables de multiplication.
Bon, soyons honnêtes, sur Switch ça tourne bien, 60 fps solides, mais j’ai testé en portable et l’écran OLED fait des merveilles avec ces néons roses et bleus. Pas de 120Hz comme certains veulent nous vendre du rêve aujourd’hui, mais pour un shoot old-school, c’est du gâteau. Si vous avez connu les originaux, vous sentirez la nostalgie, mais avec juste ce qu’il faut de neuf pour pas vous endormir. Attention quand même, pas de français, donc si vous lisez “bullet hell” comme du chinois, passez votre tour.
Verdict du vieux grincheux ? Trouble Witches FINAL! c’est du réchauffé qui se mange froid tellement c’est bon. Pas révolutionnaire comme un Ikaruga, mais assez malin pour vous faire transpirer sur vos high scores. Parfait pour une soirée rétro avec les potes, à condition d’avoir les doigts qui démangent encore. C’était mieux avant ? Pas cette fois.
Gérard Manette, le rétrogrinch qui a quand même scoré 1CC au premier essai (enfin, presque).
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