J’ai lancé Valheim sur Nintendo Switch 2 avec l’envie de voir si ce jeu de survie, déjà bien installé sur d’autres plateformes, trouvait réellement sa place sur la console de Nintendo. Après plusieurs heures à couper du bois, bricoler un abri qui n’avait pas forcément besoin d’être aussi grand et perdre mon équipement au cours d’une expédition mal préparée, le constat est plutôt clair : Valheim conserve ici tout ce qui fait son identité.
Disponible depuis le 9 septembre 2026, le jeu d’Iron Gate accompagne la sortie de sa version 1.0, après plusieurs années en accès anticipé. Cette édition rassemble l’expérience complète, avec ses différents biomes et le Deep North, dernière grande région ajoutée au monde du jeu. On y incarne un guerrier envoyé dans un immense purgatoire viking, chargé de survivre, de se renforcer et d’affronter les forces qui dominent ce territoire hostile.
Valheim ne vous prend jamais vraiment par la main. Il donne quelques outils, un monde vaste et des règles à comprendre, puis il vous laisse trouver votre propre manière de progresser. On commence par ramasser du bois et de la pierre, construire un premier toit et essayer de faire cuire quelque chose qui ressemble vaguement à un repas. Ensuite, les objectifs se dessinent naturellement : fabriquer un meilleur équipement, chercher de nouveaux matériaux, trouver un moyen d’explorer plus loin et préparer sérieusement les rencontres qui vous attendent.
C’est ce rythme qui fonctionne si bien. Chaque zone semble vous observer avant de décider si vous méritez d’y entrer. Les premières forêts donnent confiance, puis les marais, les montagnes ou les plaines rappellent rapidement que l’improvisation a ses limites. Une sortie ratée peut vous coûter du matériel, du temps et un peu de dignité, mais elle vous pousse aussi à revoir vos préparatifs. Dans Valheim, l’échec n’est pas toujours agréable, mais il devient souvent la meilleure façon d’apprendre.
La construction reste l’un des aspects les plus convaincants du jeu. Il est possible de bâtir une petite cabane utile, une grande maison viking, une forteresse ou un village entier. Le système impose quelques règles simples : une structure doit être correctement soutenue, un foyer doit être protégé et un toit doit réellement servir à quelque chose. Ces contraintes ne freinent pas la créativité, elles lui donnent plutôt de la cohérence. Très vite, chaque partie prend une forme différente selon la manière dont on choisit d’organiser sa base.
La navigation apporte elle aussi une nouvelle dimension à l’aventure. Au début, on connaît chaque recoin autour de son refuge. Puis il faut construire un bateau et s’aventurer vers des terres inconnues. Ces traversées sont souvent calmes, presque contemplatives, mais elles font aussi partie des moments où Valheim sait rappeler que le danger ne se trouve jamais très loin. Transporter des ressources précieuses, s’éloigner de sa base et rentrer avant que tout bascule devient une expédition à part entière.
Le jeu fonctionne très bien seul, mais il prend naturellement une autre ampleur en coopération. Jusqu’à dix joueurs peuvent se retrouver en ligne pour construire, explorer et préparer les affrontements. Ce n’est pas seulement une question d’efficacité : Valheim devient aussi un espace de créativité collective. Pendant que certains perfectionnent un bâtiment, d’autres reviennent chargés de ressources ou préparent la prochaine sortie. Et, inévitablement, quelqu’un finit par mettre le groupe en difficulté avec une idée qui semblait excellente cinq minutes plus tôt.
Sur Switch 2, Valheim profite d’un format qui lui convient étonnamment bien. Son esthétique volontairement stylisée, entre paysages brumeux, effets de lumière et décors aux allures de pixel art modernisé, conserve toute sa personnalité. Le mode portable se prête particulièrement aux petites sessions de préparation : gérer son inventaire, réparer son équipement, cultiver quelques ressources ou avancer dans la construction d’une base. Il faut toutefois être prudent : ces courtes sessions ont une fâcheuse tendance à se transformer en longues expéditions.
Cette version est proposée uniquement en téléchargement et peut être jouée sur téléviseur, sur table ou en mode portable. Elle prend également en charge l’écran tactile, ce qui facilite la navigation dans certains menus. Le jeu est disponible en français et le multijoueur en ligne nécessite un abonnement Nintendo Switch Online.
Un point reste néanmoins à surveiller. Le cross-play avait été annoncé entre les différentes versions de Valheim, mais un problème de déploiement d’une mise à jour sur Switch 2 a temporairement empêché cette fonction de fonctionner avec les autres plateformes. Si l’objectif est de rejoindre immédiatement des amis sur PC, Xbox ou PlayStation, il vaut mieux attendre une confirmation officielle de son rétablissement.
Valheim sur Nintendo Switch 2 reste avant tout une excellente porte d’entrée vers un jeu de survie qui préfère créer des souvenirs plutôt que distribuer des objectifs. Il raconte ses meilleures histoires dans une base bâtie de travers, une traversée maritime trop ambitieuse, un combat mal anticipé ou une expédition qui finit par réussir après plusieurs tentatives.
Le jeu peut être rude, parfois frustrant, mais cette exigence donne du poids à chaque victoire. Pour les joueurs qui aiment construire, explorer et inventer leur propre aventure, Valheim s’impose comme une proposition particulièrement solide sur Nintendo Switch 2.
Retrouvez ci-dessous le début de partie de Kabuki qui à joué à Valheim sur Nintendo Switch 2 :
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